L'Hopital Foch au service de la population suresnoise?

Des suresnois envoyés aux urgences dans d'autres hopitaux, quatre à six mois pour obtenir des rendez vous dans certaines spécialités, sauf si vous consultez à titre privé, des services naguère réputés qui n'existent plus...de plus en plus difficile pour les suresnois d'être en osmose avec leur hôpital qui subit comme les autres la politique du gouvernement.

Le maire UMP de Suresnes porte de graves responsabilités, par son soutient indefectible à la politique gourvernementale Alors qu'il siège au conseil d’administration de l'hôpital en tant que membre fondateur de celle ci

Quelques années en arrière, nous nous sommes battu pour l’hopital ne tombe pas dans les mains du privé a but lucratif, pour le maintien de l'activité orthopédique et contre la disparition d'une partie de la chirurgie digestive.

Ces régressions de l'offre de soin s'accompagnait d'une réduction importante du personnel infirmier, soignant et administratif, de la sous-traitance du bio-nettoyage et de la restauration avec de grands dommage sur le service diététique.

Les effectifs étaient réduit d'environ 350 emplois équivalent plein temps, aggravant les conditions de travail du personnel soignant avec forcément des répercussions sur la qualité des soins. Il s'agissait évidemment de réduire « les déficits » puisque soigner est devenu une affaire commerciale, les hôpitaux étant gérés comme des entreprises.

Depuis, dans le plus grand des silences, la chirurgie cardiaque dont la réputation était grande, a disparu mettant en danger l'équilibre d'autres services dont elle partageait les activités , à l'exemple des cardios pompiste qui travaillent aussi pour les transplantations thoraciques.

Ce qui se passe à Foch est à l'image de ce qui se passe sur tout le territoire français. Le gouvernement multiplie les suppressions de postes dans le cadre d'une restructuration globale de l'hôpital public (L'hopital Foch est un hôpital privé, assurant depuis toujours des missions d'intérêt public). De nombreux services hospitaliers sont supprimés, de nombreux centres de santé et centres d'interruption volontaire de grossesse. Des hôpitaux sont regroupés mais avec réduction de l'offre de soins et éloignement important des populations.

L’ouverture même de la nouvelle maternité est bousculée par des retard dûent à des causes obscures.

Il s'agit, à l'hôpital, comme à l'école, de supprimer des dizaines de milliers d'emplois de la fonction publique directe ou indireste. Tant pis si cela met en danger la vie des populations comme le ferait la volonté de ne laisser qu'un seul site de bloc opératoire en garde par département la nuit et les WE !

Conséquence de cette dégradation de l'offre de soins, de plus en plus de suresnois se tournent vers les cliniques privées qui proposent des soins bien plus rapides moyennant des dépassements d'honoraires souvent prohibitifs, tandis que nombreux sont ceux qui renoncent à se soigner faute de pouvoir faire face à l'augmentation importante des dépenses de santé non remboursées.

Un pas de plus est franchi vers la privatisation de la santé avec la mise en place des Agences régionales de santé dans la cadre de la loi « Hôpital, Patiens, Santé, Territoire » qui met à mal les missions de l'hôpital public et décide de tout au sein des agences régionales de santé sans concertation, ni avec les élus, ni avec les usagers que nous sommes, ni avec le personnel médical.

Le gouvernement a trouvé des centaines de milliards pour sauver les banques qui avaient spéculé, alourdissant ainsi la dette de notre pays, mais quel avenir prépare-ton à nos enfants alors que s'annonce une très forte pénurie de la médecine libérale, que l'hôpital public subit des restrictions budgétaires remettant en cause son fonctionnement et que se développe une médecine hospitalière privée accessible seulement à ceux qui en ont les moyens?

Il y a quelques jours, la presse annonçait 200.000 centenaires en 2070. mais n'allons nous pas aller vers une diminution de l'espérance de vie, comme cela s'est produit dans d'autres pays comme la Russie après le retour au capitalisme , si le gouvernement s'obstine à détruire tout ce qui a permis cet allongement de la vie : amélioration de la prise en charge de la santé et retraite à 60 ans au lieu de 65?

En ce qui nous concerne, nous voulons que l'hôpital Foch renoue avec sa mission de service public permettant l'accès à tous à des soins de qualité et notamment répondant aux besoins de la population suresnoise dont il est proche.